« C’est une expérience de partage et de confiance, riche pour tout le monde. »

Camille et sa famille hébergent Mariama depuis quatre mois et ils comptent bien prolonger l’expérience !

« Nous avons des amis proches qui hébergent des personnes réfugiées depuis longtemps. Jusque-là nous n’avions pas l’espace pour héberger, mais après notre déménagement, nous avons eu la possibilité de proposer un logement totalement autonome dans une dépendance de notre maison. Cela nous a semblé idéal pour assurer une grande liberté à la personne, mais aussi conserver notre intimité familiale.

Quand Mariama est arrivée, elle était demandeuse d’asile depuis trois ans. Elle était réservée, mais elle s’est vite sentie à l’aise avec nous et prend plaisir à jouer et à taquiner les enfants. Nous nous croisons quasiment tous les jours, mais choisissons les moments que nous partageons : nous déjeunons ensemble une ou deux fois par mois et avons passé Noël ensemble. Notre relation est basée sur le respect mutuel et la sincérité.

Cette cohabitation apporte beaucoup à toute la famille. Nous avions pris l’habitude de nous sentir impuissants à venir en aide. Nous nous sentons privilégiés de pouvoir aujourd’hui aider de manière si concrète.

Quant à nos enfants, ils découvrent qu’il existe d’autres cultures et apprennent à apprécier la chance qu’ils ont de vivre en France. C’est une expérience de partage et de confiance, riche pour tout le monde.

Mariama a obtenu son statut de réfugiée un mois après son arrivée chez nous. Cela représente une grande avancée pour elle et beaucoup d’espoir. Elle peut maintenant commencer à chercher du travail et à envisager son avenir en France. »

Si vous aussi vous voulez venir en aide à des personnes comme Mariama, contactez-nous via hebergement@refugiesbienvenue.com ou via la page https://refugiesbienvenue.com/hebergement/

Le témoignage d’Élodie et Yaya

Elodie a hébergé Yaya durant un peu moins de deux ans. Elle nous raconte leur histoire :

« Les premiers jours avec Yaya, c’était étrange parce qu’on ne se connaissait pas du tout. Alors on passait la soirée ensemble à faire des puzzles entre silence et discussions. Au début nous étions un peu intimidés puis petit à petit, il a commencé à me parler de sa vie avant.

Yaya est quelqu’un de positif, de sympathique et de très actif. Au début il n’avait pas ses papiers donc il ne pouvait pas travailler. Alors nous avons cherché ce qu’il pourrait faire. Il m’a demandé de l’aider à améliorer son niveau scolaire. On a fait des dictées, de la grammaire, des mathématiques, etc. Par hasard, j’ai découvert un bar bénévole, j’en ai parlé à Yaya : il y travaillait certains soirs. Sinon il allait se promener découvrir Paris et sa banlieue, il vivait sa vie.

Puis il a eu ses papiers, il a alors pu travailler. Avec l’aide de ma famille, il a trouvé un emploi dans une cantine puis il a travaillé comme intermittent du spectacle. Maintenant, il fait une formation en alternance de mécanicien. Aujourd’hui, il a son propre studio ! Il m’épate : il est fort, il s’en sort, il continue à se battre malgré tout ce qu’il a traversé ! Yaya est désormais un membre de la famille, notre maison est la sienne et il sait que nous sommes là pour lui.

Cette expérience, pour mes enfants de 19, 16 et 8 ans, c’est une ouverture d’esprit. Pour moi, c’est le bonheur d’avoir aidé quelqu’un. Pour ma famille, c’est le plaisir d’avoir rencontré un ami avec qui nous nous entendons tous bien.

Pour finir, je rajouterais que grâce à l’association, il y a une assurance que cela se passe bien. Le bénévole référent qui appelle régulièrement permet d’être rassuré. Mais moi je n’avais pas de craintes, et d’ailleurs ça s’est tout de suite bien passé.»

Pour en savoir plus sur Réfugiés Bienvenue et découvrir comment héberger : https://refugiesbienvenue.com/hebergement/
Vous pouvez aussi nous contacter : hebergement@refugiesbienvenue.com

Le témoignage de Caroline, hébergeuse solidaire

Caroline héberge N. depuis un an et demi. Elle nous raconte son expérience.

« Je paye une dette à l’univers. Ma grand-mère est arrivée comme 500 000 autres réfugiés politiques espagnols en 1939 en France, elle est la seule de ma famille qui a échappé aux camps parce qu’elle a été hébergée par une famille française. Par rapport à mon histoire, c’était important que j’accompagne quelqu’un.

La colocation n’est pas dans mes habitudes, je souhaitais quelqu’un d’indépendant. N. avait des cours et on ne se voyait pas très souvent. Mais quand on se voyait on était super contentes, de se retrouver et d’échanger. N. est avocate dans son pays et défendait le droit des femmes. Nous avons beaucoup de valeurs en commun. J’aime cette rencontre.

Il y a eu des périodes difficiles et je dirais que c’est important de poser des limites, de s’exprimer et de ne pas s’oublier dans cette relation.

Cette expérience m’a permis de me positionner différemment, de découvrir des choses sur moi en me confrontant à la différence. Cela me donne encore plus envie de m’engager. »

Si vous aussi, comme Caroline, vous souhaitez vivre cette expérience, n’hésitez plus et rejoignez notre programme d’hébergement solidaire.

Le témoignage d’Aurélie et sa famille

Aurélie et sa famille hébergent Gul Agha, un jeune afghan, depuis 5 mois, dans une annexe aménagée dans leur jardin. Ils vous racontent !

« Depuis longtemps, j’avais l’idée d’apporter de l’aide à une personne exilée. Après avoir vu le film Pour Sama, je voulais que cette idée se concrétise. J’en ai discuté avec ma famille et j’ai pris contact avec plusieurs associations dont Réfugiés Bienvenue.

Réfugiés Bienvenue nous a rapidement présenté Gul Agha qui suivait des cours de français avant d’entamer une formation en informatique. Après l’avoir rencontré, nous avons décidé de l’accueillir avec la volonté que ce séjour chez nous lui permette enfin de se reposer, puis de s’intégrer avant de construire progressivement sa vie en France. 

J’appréhendais un peu le regard d’une personne ayant traversé beaucoup de difficultés et d’épreuves sur notre vie privilégiée. Cette peur s’est vite estompée : Gul Agha est toujours positif et porte un regard bienveillant et amusé sur nos enfants, parfois trop gâtés. Il cherche aussi à se rendre utile, sans jamais être intrusif. 

Nous partageons des repas et sommes allés occasionnellement au restaurant ou au cinéma ensemble. Pendant le confinement, il participe de temps en temps à nos jeux familiaux, s’occupe de nos lapins avec les enfants et participe même aux devoirs. 
En tant qu’hébergeur, je pense qu’il ne faut pas attendre de la personne hébergée qu’elle réponde à notre image souvent stéréotypée des « migrants ». Il faut essayer de la laisser dévoiler progressivement, et seulement si elle en a envie, son histoire. On partage un quotidien, plus qu’une histoire. 

Je suis heureuse de cette expérience. Pour les enfants, c’est une rencontre avec une personne qui a eu un parcours de vie totalement différent mais qui n’est finalement pas si différente. Même si Gul Agha a évidemment eu une vie plus difficile et est marqué par cette vie, il a, comme nous, des joies et des chagrins, des désirs et des rêves. Il ne faut pas avoir peur des réfugiés : ce sont des gens qui ont avant tout envie de vivre, de s’intégrer et de se construire un avenir parmi nous. »

Témoignage : Zaher, photojournaliste et réfugié politique

Avant d’arriver en France, Zaher était photojournaliste à Alep. Nous l’avons rencontré en décembre dernier dans le cadre de notre partenariat avec la Maison des journalistes.

Depuis janvier 2020, Zaher est hébergé chez Sébastien où il prend le temps de parler du futur avec son hébergeur et Laura, sa bénévole référente à Réfugiés Bienvenue. Il raconte : 

« Je suis un réfugié politique syrien, je suis arrivé en France mi-2018. Dans mon pays, j’étais photographe journaliste dans la ville d’Alep au profit de nombreux médias locaux et internationaux. J’ai choisi de travailler avec l’image parce que je sais à quel point elle peut raconter la vie des gens et faire réaliser ce qui se passe en Syrie.

J’ai décidé de quitter la Syrie après le harcèlement et les menaces auxquels j’ai été confronté par plusieurs groupes armés et par le régime Assad.

Quand je suis arrivé ici, ça a été très difficile de trouver un logement. Des connaissances et des associations m’ont aidé puis mon amie m’a suggéré de contacter l’association « Réfugiés Bienvenue ». Après m’avoir posé quelques questions, il n’a pas fallu longtemps avant que les merveilleux bénévoles de l’association m’appellent et me disent que quelqu’un pourrait m’accueillir. 

Nous nous sommes déjà rencontrés une première fois avec l’hôte et une salariée de l’association. La conversation a été très agréable ! Nous nous sommes déjà rencontrés une première fois avec l’hôte et une salariée de l’association. La conversation a été très agréable ! 

Grâce à cette rencontre, je vis depuis plusieurs semaines dans un studio à Paris et je partage quelques moments du quotidien avec Sébastien.

Je le remercie lui, l’association et tout ceux qui coopèrent en faveur de l’hébergement et du logement des personnes exilées. 

Merci, Réfugiés Bienvenue. »

Aujourd’hui, Zaher continue le photojournalisme et publie ses articles sur son blog :
https://zaher95.wordpress.com/

L’année dernière, Zaher avait raconté son parcours dans le cadre de la série documentaire Partir, réalisée par Julie Dugué pour TV5 Monde et Elever la Voix Films.

Comme Sébastien, vous souhaitez ouvrir votre porte ? Contactez-nous :
refugiesbienvenue.com/hebergement/

– Illustration : TV5 Monde

Réfugiés Bienvenue dans Brut

Un immense merci à Diane d’avoir témoigné pour Brut sur son parcours en France et son expérience avec Réfugiés Bienvenue. 

Vous aussi, ouvrez-votre porte à une personne en exil sans hébergement !

Contactez-nous à hebergement@refugiesbienvenue.com ou remplissez le formulaire en ligne : https://refugiesbienvenue.com/hebergement/

Nous répondrons à toutes vos questions et nous vous guiderons dans votre projet solidaire.

Le témoignage de Diane

« Je viens du Burundi et ça fait 4 ans que je suis arrivée en France. J’ai suivi tout le parcours de demandeuse d’asile, de réfugiée et maintenant je suis intégrée professionnellement. Même si je ne suis plus dans mon domaine, ici j’ai pu trouver un travail décent. A la base je suis journaliste. J’ai été poursuivie et menacée à cause de mon travail, et parce que mon mari était impliqué politiquement dans notre pays.

Ici je ne connaissais personne. J’appelais le 115 pour trouver un endroit où dormir et ce n’était pas simple. Mon assistante sociale m’a donné le contact d’Emile, Président de Réfugiés Bienvenue. On a parlé au téléphone et on s’est donnés rendez-vous au niveau de Châtelet. Je ne l’oublierai jamais ! Je m’attendais à voir quelqu’un de plus âgé et j’ai été impressionnée ! Parce que je me disais que quelqu’un qui s’engage dans une association et qui est Président, ça doit être quelqu’un de retraité. Tu vois les clichés que l’on se fait ?

Emile, qui à l’époque avait 21 ans, est venu avec un couple de jeunes : Adrien et Céline. C’était moi la plus vieille ! Ils m’ont dit qu’ils étaient prêts à m’accueillir chez eux, et cette chance est tombée sur moi. Je suis restée un an et ça s’est très très bien passé. Vraiment, ce sont des gens formidables ! On est encore un contact de temps et temps par Facebook mais ils sont repartis chez eux en Suisse pour travailler et finir leurs études. J’ai passé un an formidable, ils m’ont présenté toute leurs familles des deux côtés ! On faisait des fêtes ! J’ai jamais vu des gens qui t’accueillent sans te connaître. Qui te font autant confiance. Parce que quand ils partaient en vacances ils me laissaient la maison. Cela m’a montré qu’il existe des anges sur terre.

Mes enfants sont venus il y a deux ans. Maintenant j’habite vers Créteil. Là j’ai fait un an dans la petite enfance à la Croix Rouge. Ça s’appelle le Relais Parental. On accueillait les enfants de 0 à 15 ans pour qui, à un moment donné, les parents sont en difficulté. Aujourd’hui je suis toujours à la Croix Rouge mais on accueille les jeunes isolés étrangers.

Il y a une sorte d’appréhension pour héberger et c’est normal. Mais quand réellement on veut faire quelque chose de bien et qu’on le sent, je conseille de le faire en toute confiance. C’est vrai qu’il y a des personnes mal intentionnées, il ne faut pas se mentir. Mais il ne faut pas mettre en avant la négativité de la personne que tu as en face. Si on veut faire du bien, il faut le faire. C’est important. »

– Diane

Pas de place chez vous pour devenir hébergeur solidaire ? Agissez autrement ! Un don de 20€ correspond à une nuit de mise à l’abri pour un demandeur d’asile : https://www.helloasso.com/…/refugies-bienvenue/formulaires/1

« Réfugiés Bienvenue c’est carrément ma chance ! »

Témoignage de Valentin, 42 ans :

« J’étais homme d’affaires en Côte d’Ivoire. Tout se passait pour le mieux, jusqu’à ce que commencent mes problèmes avec les autorités corrompues. J’ai alors dû tout quitter : mon pays et ma famille. C’est très dur d’arriver dans un nouveau pays où on a aucun soutien, où on est perdu. Réfugiés Bienvenue m’a aidé en me donnant un toit chez des hébergeurs qui ont fait plus que m’éviter la rue.

J’ai vécu plus d’un an chez eux jusqu’à ce que j’obtienne une protection subsidiaire en 2016 me permettant de travailler et d’être officiellement accueilli en France. Mes hébergeurs m’ont aidé à mettre de l’ordre dans mon dossier et m’ont permis de poser mon esprit pour faire les démarches. Maintenant c’est comme ma famille !

Je pense que l’hébergement est extrêmement important parce qu’il permet de savoir que l’on n’est pas seul, de survivre. Réfugiés Bienvenue c’est carrément ma chance ! On faisait tout ensemble avec mes hébergeurs et aujourd’hui on a gardé de très bons contacts : ils m’ont aidé à trouver un appartement pour que je puisse vivre seul.

J’ai travaillé en 2017 pour une structure sous traitante d’Engie avant de partir au Ghana deux mois pour revoir la famille. Là-bas mon père m’a donné des habits traditionnels de la noblesse ivoirienne comme cadeau pour remercier mes hébergeurs de l’aide qu’ils m’avaient fournie.

J’étais homme d’affaire dans mon pays et je compte bien l’être ici aussi ! Je cherche donc maintenant des financements pour lancer une entreprise d’import-export de produits de luxe africains à Montreuil et avec ça, permettre à ma famille de me rejoindre ici. Avec l’aide que j’ai reçue, je cherche à redonner la pareil. J’aide maintenant deux autres personnes à monter leurs dossiers et ce n’est qu’un début ! »

Vous aussi, devenez hébergeur: https://refugiesbienvenue.com/comment-participer/

Si vous ne pouvez pas héberger, engagez-vous autrement (20€ = une nuit de mise à l’abri pour un demandeur d’asile): https://www.helloasso.com/…/refugies-bienvenue/formulaires/1

« I’m in peace »

« Je m’appelle Tamin. Je suis arrivée en France le 5 juin 2018 depuis le Bangladesh. J’ai dû quitter mon pays après la réélection du gouvernement qui exerçait des pressions sur ma famille. Ayant passé mon entretien avec l’OFPRA, j’attends maintenant de recevoir la protection internationale.

J’ai rencontré les bénévoles de Réfugiés Bienvenue alors que je n’avais aucun foyer et que l’hiver approchait, fin novembre. Quelques jours plus tard j’ai commencé à vivre dans la famille de Sylvie qui disposait d’une chambre libre. Ça a été incroyable pour moi et ça a changé ma vie ! Ils m’aident beaucoup pour le français et je peux maintenant presque tout comprendre ! Désormais je suis en paix.

En plus de suivre des cours de français, je fais du babysitting. Une fois que j’aurai mon statut de réfugiée, je veux continuer mes études en effectuant un doctorat, ayant déjà un master en littérature anglaise. Mais aussi suivre des cours de cuisine !
Aujourd’hui toute prise de contact avec ma famille restée au Bangladesh est risquée, mais même si je ne connaissais personne ici, ça a été une bonne décision de partir. »

Nous espérons que le beau témoignage de Tamin inspire des nouveaux hébergeurs à ouvrir leur porte : https://refugiesbienvenue.com/comment-participer/

Pas de place chez vous ? Agissez autrement ! Un don de 20€ correspond à une nuit de mise à l’abri pour un demandeur d’asile : https://www.helloasso.com/…/refugies-bienvenue/formulaires/1

« J’ai pu emménager dans mon premier appartement à moi. Enfin ! »

« Je suis venue en France fin 2015 à cause de la guerre dans mon pays, la Syrie. J’ai eu de la chance : par le biais de Réfugiés Bienvenue, j’ai très rapidement pu rencontrer Rebecca, qui m’a ensuite hébergée pendant 3 mois à Paris. Puis j’ai vécu chez ses parents.

J’ai obtenu mon statut de réfugiée et ai été acceptée à l’université en Master professionnel de métiers du multimédia intéractif dès 2016. Je travaille désormais pour une entreprise de taille moyenne où je fais de l’UX et UI. Ça change de mon ancien métier d’architecte d’intérieur, mais le design digital m’intéressait donc ça me convient bien ! Et ça fait une semaine que j’ai pu emménager dans mon premier appartement à moi. Enfin ! »

– Témoignage de Maya, ancienne accueillie dans notre projet d’hébergement citoyen