Refugees Welcome International

Réfugiés Bienvenue fait partie du réseau Refugees Welcome International (RWI) depuis Avril 2018. Fondé par l’association allemande Flüchtlinge Wilkommen/Refugees Welcome Germany, qui a inspiré la création de Réfugiés Bienvenue, ce réseau regroupe des organisations dont la mission principale est l’hébergement de réfugiés/demandeurs d’asile, provenant de 16 pays différents, dont 13 en Europe.

Ce partenariat ouvre la porte à des échanges sur les bonnes pratiques à adopter, une communication commune, des projets partagés. Des représentants de Réfugiés Bienvenue ont participé aux réunions biannuelles du réseau, du 18 au 20 mai 2018 à Malmö (Suède), puis du 30 novembre au 2 décembre à Catane (Italie). Ces rencontres sont l’occasion pour les partenaires d’échanger sur les pratiques, ainsi que sur l’accueil des demandeurs d’asile et réfugiés dans les différents Etats, et les lois qui les encadrent. Refugees Welcome International travaille actuellement sur projet commun visant à développer une stratégie de communication commune au niveau Européen, piloté par Refugees Welcome Italie.

 

« On a l’impression d’avoir un coloc à l’appart, comme pendant nos années d’études, c’est chouette! »

Alpha est arrivé jeune en France, et a d’abord été pris en charge par l’aide sociale à l’enfance. A l’été 2018, il a atteint la majorité, ainsi que la fin de sa prise en charge par l’Etat. C’est à ce moment qu’il nous a contacté pour être hébergé.

Alpha a emménagé chez Hugo et sa compagne en septembre 2018, et tous les trois sont ravis de cette expérience de cohabitation ! Il a depuis obtenu son statut de réfugié et suit une formation en informatique grâce à la mission locale.

Nous sommes ravis d’accueillir Alpha depuis le mois de septembre. Ayant reçu son statut de réfugié depuis qu’il est arrivé chez nous, il cherche maintenant un travail ou une formation. Alpha est quelqu’un de très agréable à vivre, toujours partant pour découvrir et expérimenter. Nous sommes déjà partis deux fois en weekend hors de Paris ensemble ! La cohabitation se passe super bien, chacun respectant les habitudes et les besoins des autre. On a l’impression d’avoir un coloc à l’appart, comme pendant nos années d’études, c’est chouette !

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Réfugiés Bienvenue officialise son partenariat avec Airbnb

Le 20 juin, Airbnb a lancé la plateforme Open Homes pour permettre à ses hôtes d’héberger des demandeurs d’asile et réfugiés, en collaboration avec plusieurs associations, dont Réfugiés Bienvenue.

Le partenariat Réfugiés Bienvenue – Airbnb est né il y a plusieurs mois et a permis à plusieurs personnes d’être hébergé pour des longues périodes chez des hôtes Airbnb.

Ci-dessous une vidéo de témoignages de certains de ces hôtes Airbnb devenus hébergeurs avec Réfugiés Bienvenue.

La barrière de la préfecture: un appel à l’aide pour Patrick

« Patrick*, a fui l’horreur en République Démocratique du Congo et souffert un voyage traumatique pour retrouver son frère, réfugié en France, la seule famille qu’il lui reste. Mais ici, il est confronté à des procédures injustes qui l’empêchent de demander l’asile et le confrontent à un risque de renvoi.  (…) Il est victime d’abus de procédure : on lui nie le droit élémentaire de demander l’asile, ce qui est contraire aux conventions internationales. Le préfet a pourtant le plein pouvoir d’autoriser le jeune homme à déposer sa demande d’asile. Il serait enfin temps. » Lire l’appel complet.

Nous vous encourageons vivement à lire cet appel urgent de notre partenaire, ACAT France, et à envoyer la lettre jointe au Directeur de l’Asile (Ministère de l’Intérieur), pour que Patrick*, également suivi par Réfugiés Bienvenue, puisse enfin bénéficier de son droit élémentaire de demander l’asile. Pour l’aider, il suffit de signer deux exemplaires de la lettre et de les envoyer au Directeur de l’Asile M. Raphaël Sodini, ainsi qu’à l’ACAT.

* Le nom complet de Patrick a été masqué pour le protéger. Il sera communiqué au destinataire de la lettre par l’ACAT de manière confidentielle.

Communiqué suite aux attaques du 13 novembre 2015

Nous comprenons le sentiment de peur qui peut se propager suite à la diffusion d’informations quant à l’identité potentielle des terroristes du vendredi 13 novembre 2015.

Cependant, cette peur, bien qu’elle soit légitime, ne peut primer sur la raison. Ne laissons pas la haine, la tristesse, l’amertume embuer nos pensées. Ne nous tournons pas vers l’extrême opposé, la dérive sécuritaire, l’islamophobie, la xénophobie.

Personne ne quitte son pays, sa famille, ses amis le cœur léger, à la va-vite. Les demandeurs d’asile ont subi des persécutions. Ils ont parfois été torturés, parfois été emprisonnés arbitrairement sans aucun accès à un système judiciaire comme nous avons la chance d’en avoir – ils ont souffert. Et ils ont peur. De qui ? De quoi ? De la même chose, des mêmes personnes, qui, vendredi soir, ont mis Paris à sang. De la même chose, des mêmes personnes que nous.

Les personnes qui demandent l’asile en France et en Europe en général, qui espèrent y devenir réfugiés, fuient des pays où ce que le peuple français a enduré vendredi est présent au quotidien, partout. Ils ne représentent pas un danger pour la France ; ils étaient dans une si grande détresse qu’ils ont risqué leurs vies pour que la France les sauve de ce même danger.

Au cours de la procédure de demande d’asile, devant l’Officier Français de Protection des Apatrides et des Réfugiés, puis devant les juges de la Cour Nationale du Droit d’Asile si nécessaire, les demandeurs d’asile doivent raconter leur histoire, dans les détails les plus douloureux. Ils doivent se replonger dans les jours les plus sombres de leurs vies, et raconter, encore et encore, les raisons qui les ont poussés à s’enfuir. Ils doivent donner des noms de personnes, de lieux, décrire, encore plus en détails, les paysages, les situations, les paroles, les coups, le moindre détail dont ils se souviennent, juste pour prouver que leur histoire est réellement la leur. L’OFPRA corrobore toutes ces informations avec celles qu’il recueille de divers rapports d’organismes du terrain, de l’UNHCR, de journalistes, etc.

Les demandeurs d’asile obtenant le statut de réfugié à l’issue de cette procédure ont été soumis à un contrôle extrêmement méticuleux. L’Etat français, au nom du peuple français, reconnait que ces individus sont dans un danger tel qu’ils requièrent une protection internationale. Ne tendons pas aux réfugiés une main pour la reprendre, ne leur arrachons pas cette bien triste «victoire».

Si nous fuyions des terroristes comme ceux qui ont froidement abattu des centaines de français vendredi soir, ne serions-nous pas aussi soulagés, qu’un autre pays nous accueille ? Soulagés à défaut d’être contents, puisqu’obtenir le statut de réfugié n’est pas une victoire – c’est la matérialisation de ce que les horreurs passées n’étaient pas qu’un cauchemar. C’est se dire « cela m’est vraiment arrivé, à moi, et l’Etat français le reconnait. Cela doit être très grave alors… Et il s’agit de moi. » C’est une victoire, certes, « sains et saufs, enfin ! ». Mais elle a un goût amer, elle n’est pas synonyme de bonheur.

Nous condamnons les événements du vendredi 13 novembre, comme tout le peuple français, et comme le peuple français, nous sommes en deuil. Cependant, nous condamnons aussi les amalgames. Ce sont eux qui sont la cause des actes haineux qui déchirent aujourd’hui notre monde. Ne répondons pas à la haine par la haine ; notre meilleure arme est et demeure la solidarité. Solidarité face à cet ennemi commun qui fait fuir des peuples entiers, qui vendredi nous a touchés au cœur.

Toutes nos portes étaient #PorteOuverte vendredi 13 novembre, quand Paris vivait de sombres heures. Cet élan de solidarité nous a profondément émus. Montrons qu’il ne s’arrête pas là où la peur commence. Gardons notre #PorteOuverte à ceux qui en ont encore tant besoin.

L’équipe de Réfugiés Bienvenue