Réfugiés Bienvenue au temps du COVID-19

En ces temps difficile, Réfugiés Bienvenue vous donne des nouvelles et appelle aux dons !

Les personnes vulnérables en situation de précarité sont les plus durement touchées par les conséquences de cette pandémie. Le public qu’accompagne Réfugiés Bienvenue n’est donc pas épargné. Les difficultés se multiplient et notre pratique tente au fil des jours de s’ajuster à ce contexte mouvant.

Un besoin de mise à l’abri encore plus fort

Réfugiés Bienvenue est très sollicité par des personnes à la rue et plusieurs hébergements devront se terminer à la fin du confinement. Malheureusement, le nombre de propositions pour accueillir reste faible et nous manquons de places. De plus, avec l’impossibilité actuelle de se réunir, les quelques places ouvertes sont gelées. Notre association met tout en œuvre pour pérenniser son action malgré les circonstances actuelles.

Afin d’assurer la continuité de l’hébergement de la trentaine de personnes que nous accompagnons actuellement et d’en accueillir de nouvelles, et ce en prenant toutes les mesures sanitaires requises, nous espérons recevoir de nouvelles propositions d’accueil !
Nous restons à l’écoute, par téléphone, de toutes les personnes qui souhaiterait agir solidairement et héberger prochainement des personnes exilées.

Les personnes en demande d’asile à la marge du droit

Le droit d’asile en France est malmené depuis le début du confinement et les conséquences sont dramatiques.

Le gel des procédures (impossibilité d’enregistrement de sa demande d’asile, audience annulée, décisions non délivrées…) fragilise les personnes et altère leurs droits les plus fondamentaux. L’inquiétude suscitée par cette absence de communication du corps administratif s’ajoute à l’anxiété du confinement.

Notre équipe de bénévoles et la travailleuse sociale redoublent d’effort pour chercher des éléments de réponse et informer chacune des personnes suivies par Réfugiés Bienvenue.

Tenter de répondre aux besoins de chacun

Pour le public bénéficiaire d’une protection internationale, les démarches professionnelles en cours sont très impactées et fortement ralenties, sans compter la mise à l’arrêt des examens de dossiers liés au relogement. Les conséquences pour l’avenir sont là aussi inquiétantes.

Soucieux de ne laisser personne de côté, notre accompagnement social s’est transformé depuis le début du confinement pour répondre au mieux aux attentes de chacun, lutter contre la précarité et l’isolement.

Grâce à la mobilisation des hébergeurs, des partenaires, et des bénévoles, un soutien à distance a été mis en place pour assurer une continuité dans l’étude du français, recherche d’emploi autonome, formations en ligne, mais aussi pour écouter, et laisser à chacun la possibilité d’exprimer ses craintes et problématiques.

L’avenir de Réfugiés Bienvenue fragilisé

Le monde associatif est en alerte, les projets sont à l’arrêt et certains financements avec. Le monde associatif est en alerte, les projets sont à l’arrêt et certains financements avec. Conscient des nombreuses sollicitations actuelles, Réfugiés Bienvenue a pourtant besoin de lever des fonds pour espérer continuer ses actions. Ainsi, et avec l’aide la précieuse aide de l’association « Les Petites Pierres » qui double chaque euro versé, nous appelons aux dons pour espérer continuer nos actions et surtout ne laisser personne retourner à la rue dans ces conditions et assurer une aide alimentaire et financière à toutes les personnes exilées qui ont perdu leur source de revenus.

Cliquez ici pour nous soutenir en faisant un don.

Réfugiés Bienvenue dans Brut

Un immense merci à Diane d’avoir témoigné pour Brut sur son parcours en France et son expérience avec Réfugiés Bienvenue. 

Vous aussi, ouvrez-votre porte à une personne en exil sans hébergement !

Contactez-nous à hebergement@refugiesbienvenue.com ou remplissez le formulaire en ligne : https://refugiesbienvenue.com/hebergement/

Nous répondrons à toutes vos questions et nous vous guiderons dans votre projet solidaire.

Le témoignage de Diane

« Je viens du Burundi et ça fait 4 ans que je suis arrivée en France. J’ai suivi tout le parcours de demandeuse d’asile, de réfugiée et maintenant je suis intégrée professionnellement. Même si je ne suis plus dans mon domaine, ici j’ai pu trouver un travail décent. A la base je suis journaliste. J’ai été poursuivie et menacée à cause de mon travail, et parce que mon mari était impliqué politiquement dans notre pays.

Ici je ne connaissais personne. J’appelais le 115 pour trouver un endroit où dormir et ce n’était pas simple. Mon assistante sociale m’a donné le contact d’Emile, Président de Réfugiés Bienvenue. On a parlé au téléphone et on s’est donnés rendez-vous au niveau de Châtelet. Je ne l’oublierai jamais ! Je m’attendais à voir quelqu’un de plus âgé et j’ai été impressionnée ! Parce que je me disais que quelqu’un qui s’engage dans une association et qui est Président, ça doit être quelqu’un de retraité. Tu vois les clichés que l’on se fait ?

Emile, qui à l’époque avait 21 ans, est venu avec un couple de jeunes : Adrien et Céline. C’était moi la plus vieille ! Ils m’ont dit qu’ils étaient prêts à m’accueillir chez eux, et cette chance est tombée sur moi. Je suis restée un an et ça s’est très très bien passé. Vraiment, ce sont des gens formidables ! On est encore un contact de temps et temps par Facebook mais ils sont repartis chez eux en Suisse pour travailler et finir leurs études. J’ai passé un an formidable, ils m’ont présenté toute leurs familles des deux côtés ! On faisait des fêtes ! J’ai jamais vu des gens qui t’accueillent sans te connaître. Qui te font autant confiance. Parce que quand ils partaient en vacances ils me laissaient la maison. Cela m’a montré qu’il existe des anges sur terre.

Mes enfants sont venus il y a deux ans. Maintenant j’habite vers Créteil. Là j’ai fait un an dans la petite enfance à la Croix Rouge. Ça s’appelle le Relais Parental. On accueillait les enfants de 0 à 15 ans pour qui, à un moment donné, les parents sont en difficulté. Aujourd’hui je suis toujours à la Croix Rouge mais on accueille les jeunes isolés étrangers.

Il y a une sorte d’appréhension pour héberger et c’est normal. Mais quand réellement on veut faire quelque chose de bien et qu’on le sent, je conseille de le faire en toute confiance. C’est vrai qu’il y a des personnes mal intentionnées, il ne faut pas se mentir. Mais il ne faut pas mettre en avant la négativité de la personne que tu as en face. Si on veut faire du bien, il faut le faire. C’est important. »

– Diane

Pas de place chez vous pour devenir hébergeur solidaire ? Agissez autrement ! Un don de 20€ correspond à une nuit de mise à l’abri pour un demandeur d’asile : https://www.helloasso.com/…/refugies-bienvenue/formulaires/1

« Réfugiés Bienvenue c’est carrément ma chance ! »

Témoignage de Valentin, 42 ans :

« J’étais homme d’affaires en Côte d’Ivoire. Tout se passait pour le mieux, jusqu’à ce que commencent mes problèmes avec les autorités corrompues. J’ai alors dû tout quitter : mon pays et ma famille. C’est très dur d’arriver dans un nouveau pays où on a aucun soutien, où on est perdu. Réfugiés Bienvenue m’a aidé en me donnant un toit chez des hébergeurs qui ont fait plus que m’éviter la rue.

J’ai vécu plus d’un an chez eux jusqu’à ce que j’obtienne une protection subsidiaire en 2016 me permettant de travailler et d’être officiellement accueilli en France. Mes hébergeurs m’ont aidé à mettre de l’ordre dans mon dossier et m’ont permis de poser mon esprit pour faire les démarches. Maintenant c’est comme ma famille !

Je pense que l’hébergement est extrêmement important parce qu’il permet de savoir que l’on n’est pas seul, de survivre. Réfugiés Bienvenue c’est carrément ma chance ! On faisait tout ensemble avec mes hébergeurs et aujourd’hui on a gardé de très bons contacts : ils m’ont aidé à trouver un appartement pour que je puisse vivre seul.

J’ai travaillé en 2017 pour une structure sous traitante d’Engie avant de partir au Ghana deux mois pour revoir la famille. Là-bas mon père m’a donné des habits traditionnels de la noblesse ivoirienne comme cadeau pour remercier mes hébergeurs de l’aide qu’ils m’avaient fournie.

J’étais homme d’affaire dans mon pays et je compte bien l’être ici aussi ! Je cherche donc maintenant des financements pour lancer une entreprise d’import-export de produits de luxe africains à Montreuil et avec ça, permettre à ma famille de me rejoindre ici. Avec l’aide que j’ai reçue, je cherche à redonner la pareil. J’aide maintenant deux autres personnes à monter leurs dossiers et ce n’est qu’un début ! »

Vous aussi, devenez hébergeur: https://refugiesbienvenue.com/comment-participer/

Si vous ne pouvez pas héberger, engagez-vous autrement (20€ = une nuit de mise à l’abri pour un demandeur d’asile): https://www.helloasso.com/…/refugies-bienvenue/formulaires/1

Réfugiés Bienvenue aux côtés de l’Ardhis

Réfugiés Bienvenue sera présente à la Marche des Fiertés LGBT Paris 2019. avec l’Ardhis, pour soutenir les réfugiés comme Louis et toute la communauté LGBT:

« Je m’appelle Louis et j’ai 30 ans. J’ai quitté mon pays natal, le Mali, pour fuir les stigmatisations et les persécutions homophobes, et suis arrivé en France en bateau le 24 octobre 2015.

N’ayant pas de famille à Paris, j’ai vécu chez des amis au début mais ils ne pouvaient pas m’héberger plus de quelques semaines. En novembre 2015 j’ai rencontré Emile, un bénévole de Réfugiés Bienvenue, à travers l’association ARDHIS. Il m’a tout de suite aidé à trouver un hébergement et j’ai commencé à vivre chez Armand et Christophe, où j’habite toujours aujourd’hui ! Ils sont super sympas avec moi et on est parti en vacances ensemble à Amsterdam, Monaco et même au ski !

Grâce à leur soutien et à celui de l’association, j’ai pu obtenir mon statut à la fin de l’année 2016. J’ai ensuite suivi une formation de commerce et de vente à l’école IDC Formation. Maintenant je veux rentrer dans la vie active de mon pays d’accueil et je cherche du travail ! »

Changez la vie de quelqu’un. Ouvrez votre porte: https://refugiesbienvenue.com/comment-participer/

« I’m in peace »

« Je m’appelle Tamin. Je suis arrivée en France le 5 juin 2018 depuis le Bangladesh. J’ai dû quitter mon pays après la réélection du gouvernement qui exerçait des pressions sur ma famille. Ayant passé mon entretien avec l’OFPRA, j’attends maintenant de recevoir la protection internationale.

J’ai rencontré les bénévoles de Réfugiés Bienvenue alors que je n’avais aucun foyer et que l’hiver approchait, fin novembre. Quelques jours plus tard j’ai commencé à vivre dans la famille de Sylvie qui disposait d’une chambre libre. Ça a été incroyable pour moi et ça a changé ma vie ! Ils m’aident beaucoup pour le français et je peux maintenant presque tout comprendre ! Désormais je suis en paix.

En plus de suivre des cours de français, je fais du babysitting. Une fois que j’aurai mon statut de réfugiée, je veux continuer mes études en effectuant un doctorat, ayant déjà un master en littérature anglaise. Mais aussi suivre des cours de cuisine !
Aujourd’hui toute prise de contact avec ma famille restée au Bangladesh est risquée, mais même si je ne connaissais personne ici, ça a été une bonne décision de partir. »

Nous espérons que le beau témoignage de Tamin inspire des nouveaux hébergeurs à ouvrir leur porte : https://refugiesbienvenue.com/comment-participer/

Pas de place chez vous ? Agissez autrement ! Un don de 20€ correspond à une nuit de mise à l’abri pour un demandeur d’asile : https://www.helloasso.com/…/refugies-bienvenue/formulaires/1

Premier dîner partagé !

Mardi dernier avait lieu notre premier dîner consacré au Bangladesh et c’était une belle réussite ! Nos trois cuisinières nous ont régalé avec leurs plats et étaient ravies d’avoir autant de retours positifs. Une des cuisinières, Palki, est même désormais décidée à faire de sa passion pour la cuisine un métier !

Nous prévoyons d’organiser d’autres dîners très prochainement pour vous faire découvrir les gastronomies de plusieurs pays et continuer à créer de beaux moments de rencontre. A suivre donc 😉

« J’ai pu emménager dans mon premier appartement à moi. Enfin ! »

« Je suis venue en France fin 2015 à cause de la guerre dans mon pays, la Syrie. J’ai eu de la chance : par le biais de Réfugiés Bienvenue, j’ai très rapidement pu rencontrer Rebecca, qui m’a ensuite hébergée pendant 3 mois à Paris. Puis j’ai vécu chez ses parents.

J’ai obtenu mon statut de réfugiée et ai été acceptée à l’université en Master professionnel de métiers du multimédia intéractif dès 2016. Je travaille désormais pour une entreprise de taille moyenne où je fais de l’UX et UI. Ça change de mon ancien métier d’architecte d’intérieur, mais le design digital m’intéressait donc ça me convient bien ! Et ça fait une semaine que j’ai pu emménager dans mon premier appartement à moi. Enfin ! »

– Témoignage de Maya, ancienne accueillie dans notre projet d’hébergement citoyen

« C’est un sourire permanent ! »

Laurent, sa femme et leurs enfants accueillent depuis longtemps Joel, réfugié, chez eux à Paris. Pour suivre leur exemple et devenir hébergeur, cliquez ici: https://refugiesbienvenue.com/comment-participer/
Peur de se lancer? Lisez leur témoignage inspirant :

« J’ai eu envie d’accueillir un réfugié à la maison après avoir vu une scène choquante à la frontière italo-française : des gendarmes coursaient des réfugiés dans la montagne. Je me suis alors souvenu de mes grands-parents qui étaient venus en France, et qui avaient été hébergés en France.
Entre nous, il y avait beaucoup de timidité au départ et puis progressivement, en mangeant ensemble, on a appris à se connaître. On est devenus proches, aujourd’hui il est quasiment un membre de la famille.
Avoir Joel à la maison, c’est un avoir un sourire permanent. Nous, on a tout, on est hyper privilégiés, confortablement installés, on ne manque de rien. Joel arrive sans rien et sourit. Il est heureux de vivre. Pour moi, qui suis un Français râleur, c’est une leçon incroyable. Du coup, j’ai envie de continuer à héberger. Je veux aider Réfugiés Bienvenue à faire ce travail d’intégration, parce que je vois aussi qu’avec une école et un foyer, l’intégration elle se fait parfaitement. »

– Laurent

« Je viens du Congo. J’ai quitté mon pays à cause de la guerre. J’avais vraiment envie de continuer mes études là-bas, mais je n’ai pas eu cette occasion. Quand je suis arrivé ici, j’ai fait une formation dans le domaine que j’aime et puis j’ai trouvé un contrat. J’ai vraiment retrouvé le sourire. Maintenant j’ai obtenu mon statut de réfugié. Laurent m’a beaucoup aidé pour trouver cette formation sur le numérique. Ça m’a beaucoup plu, je suis donc devenu développeur web. Je me suis formé à l’école Simplon.co pendant 7 mois. J’ai aussi trouvé un contrat pro en CDI chez BNP Paribas, c’est là où je travaille maintenant.
Comment je vois mon avenir ? Pourquoi pas devenir indépendant, c’est-à-dire trouver une maison ou un studio pour commencer ma vie en autonomie. Ensuite, trouver une femme et avoir des enfants, je rêve de ça ! »

– Joel

Je suis parti en vacances, j’ai prêté mon appartement à un réfugié

Ça faisait un moment que je préparais mon voyage en Amérique Latine. J’allais m’absenter deux mois de Paris. Je me suis dit que, pendant cette période, mon studio pouvait servir à quelqu’un dans le besoin. L’un de mes potes accueillait dans sa coloc Abdou, un réfugié de la Guinée Conakry. Il est super sympa, il a à peu près le même âge que nous. Je vais souvent chez eux pour des dîners ou des apéros, donc nous nous connaissions bien.

Ils m’avaient appris le fonctionnement de Réfugiés Bienvenue, qui marche un peu comme du Couchsurfing – un truc dont on a tous profité avec mes copains, ça dépanne pas mal quand on voyage ! Mais là, l’hébergement se fait dans des meilleures conditions et pour plus longtemps, puisque les demandeurs d’asile ont un sacré parcours et sont souvent très vulnérables. J’ai compris qu’ils ont besoin de retrouver un peu d’intimité et d’un temps pour se poser, pour avancer dans leurs démarches et se reconstruire psychologiquement.

Un soir, j’ai appris que le coloc qui avait prêté sa chambre à Abdou allait bientôt rentrer de son séjour à l’étranger, et que l’association recherchait quelqu’un pour prendre le relais en tant qu’hébergeur. J’étais chaud pour tester l’expérience moi aussi, me suis donc porté volontaire. 
Nous sommes allés nous balader et boire un verre tous les trois, Abdou, mon pote et moi, accompagnés par un bénévole de Réfugiés Bienvenue, pour que je leur montre les coins sympas de mon quartier. Ensuite, nous sommes allés visiter mon appartement. Abdou a emménagé le jour où je suis parti, et nous sommes restés en contact par texto pendant mon voyage. À mon retour, il m’a rendu les clés, tout était nickel.

Abdou a trouvé un boulot quelques semaines plus tard, ce qui aujourd’hui lui permet de vivre dans son propre appartement et ne plus dépendre des colocs ou des familles d’accueil. On se voit toujours, il fait désormais partie de notre bande d’amis ! Rencontrer un réfugié, partager son toit avec lui, c’est une expérience que je conseille à tout le monde.

– Ben, 30 ans

…Partants pour vous engager dans l’accueil des demandeurs d’asile en région parisienne? 😎 C’est super simple, suivez ce lien : https://refugiesbienvenue.com/comment-participer/